II/ L’oiseau
A/Ressemblances entre l'avion et l'oiseau
Tout d'abord, le bec de l'oiseau et de l'avion: il permet d'obtenir un meilleur aérodynamisme.
Ensuite, l'oiseau a un corps mince et élancé, de même chez l'avion avec son fuselage conçut afin d'aquérir un aérodynamisme maximal.
Au niveau des ailes, les avions et les oiseaux possédent tous deux une paire d'ailes qui leur permet de planer efficacement. Les plumes de l'oiseau sont comparables à l'empennage de l'avion, ils permettent tous les deux d'assurer la stabilité durant le vol. De plus, la strucuture des ailes est similaire: elle permet à l'avion comme à l'oiseau de détenir une souplesse et surtout une forte solidité et résistance, qui ne sont pas sacrifiées au profit de la légèreté de cette structure.

Enfin, dans leurs "pattes" permettent un atterrissage en amortissant le choc lors du contact avec le sol.
B/Fonctionnement du vol
Après la chauve-souris, dans la poursuite des travaux de Vinci, l'oiseau inspire de nouveaux scientifiques.
Les machines volantes s’inspirent essentiellement des volatiles ayant un vol stationnaire.
Toutefois, tous les animaux volants n’ont pas la possibilité de faire du vol stationnaire:
-Les plus gros oiseaux, tels les rapaces ou les grands oiseaux de mer, effectuent la majorité de leur vol en planant, c’est-à-dire que les ailes restent fixes et s’appuient sur les courants ascendants pour gagner de l’altitude. Certaines espèces sont d’ailleurs incapables, de par leur masse, de décoller du sol, et il leur est nécessaire de plonger depuis une falaise ou un arbre puis d’effectuer une ressource pour prendre leur envol [Ritchison 2003].
-Les plus petits oiseaux, tels les passereaux, ont quant à eux un vol qui alterne très rapidement des phases de battements d’ailes et des phases « propulsées » durant lesquelles l’oiseau garde ses ailes rabattues le long du corps et utilise son inertie pour avancer tout en réduisant sa traînée aérodynamique.
-Cette classification simpliste serait bien évidemment à nuancer : d’une part certains oiseaux sont capables de vol stationnaire : on voit ainsi des espèces de rapaces rester plusieurs secondes en vol stationnaire, que ce soit en vol contre le vent ou bien pour repérer une proie avant de fondre sur celle-ci, comme le balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) [Flemming et al. 1992].
-Plus remarquable est la famille des trochilidés, comprenant le colibri ou oiseau-mouche : il s’agit en effet de la seule espèce d’oiseau capable d’effectuer un vol stationnaire stabilisé, par exemple pour se nourrir du nectar de fleur en fleur [Greenewalt 1960, Carpentier 2000].

Cependant, les auteurs n’affirment nullement que cela équivaudrait à considérer que l’aérodynamique instationnaire est totalement absente : il s’agit en effet d’une approche moyenne, qui ne reflète pas le caractère instantané de certains phénomènes.
Par conséquent, les efforts de portance et de propulsion peuvent être dus à une combinaison d’effets stationnaires et instationnaires en proportion variable suivant les espèces, les phases de vol voire l’instant considéré au sein d’un battement.
Léonard de Vinci s'en est inspiré pour imaginer "l'ornithoptère", du grec "ornithos" qui signifie "oiseau et "ptéron" qui signifie "aile".